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Les agropoles, un important maillon d’investissements pour les opérateurs économiques.

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Avec 40% de contribution au PIB en 2018, l’agriculture contribue sensiblement à l’économie togolaise et occupe 54% de la population active. De 1995 à 2012, la population rurale est passée de 2 808 607 à 3 843 049 habitants, soit un accroissement annuel moyen de 1,93%. La population agricole a connu presque le même niveau de croissance (1,92%). Quant à la population active agricole, le rythme de croissance observé est de 1,14%.  

Cette population agricole, principale actrice de la production, se répartit inégalement sur le plan spatial : région maritime 20,8%, région des plateaux 31,1%, région centrale 12,2%, région de la Kara 16,1% et région des savanes 19,9%, selon les statistiques de 2012.

L’agriculture togolaise se caractérise par une polyvalence d’activités économiques dans les ménages agricoles. La plupart des ménages associent l’agriculture à l’élevage et à d’autres activités génératrices de revenus. Plus précisément, 70,1% des ménages associent l’agriculture à l’élevage et seulement 14,3% des ménages pratiquent exclusivement l’agriculture.

Basée principalement sur les céréales, les fruits, les légumes, les légumineuses, les oléagineux, l’agriculture togolaise se diversifie à travers sa production mais aussi le jumelage de l’agriculture et de l’élevage par endroit.

Plusieurs projets et programmes ont été mises en place par le gouvernement togolais en vue d’augmenter les rendements agricoles.

Lancé en 2011, le PNIASA financé à hauteur de 600 milliards FCFA, a favorisé la création d’emplois et de richesse dans le secteur agricole. Il comporte notamment le Projet d’Appui au Développement Agricole au Togo (PADAT), le Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) et le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest au Togo (PPAAO-Togo).

Le plus récent instrument, le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) lancé en juin 2018, est destiné à accroitre l’engagement du secteur bancaire en faveur du monde agricole en augmentant le volume des prêts et en baissant les taux d’intérêts. Un million de producteurs pourrait en bénéficier d’ici 2021. Le MIFA cherche ainsi à créer des conditions optimales de mobilisation de financements privés , basé sur les chaines de valeur agricole.

Plusieurs opportunités d’affaires existent donc dans le secteur agricole togolais sur lesquels se focalise aujourd’hui le gouvernement togolais pour booster le secteur. La création des agropoles est l’une des voies adoptées par le gouvernement togolais en dehors du financement des projets agricoles.

Par définition, l’agropole est “une zone d’activités à vocation agricole ou agroindustrielle et logistique, qui regroupe plusieurs acteurs de taille et de niveau technique et technologique variable, évoluant sur une ou plusieurs filières agricoles ciblées”.

L’axe 2 du Plan National de Développement (PND) 2018-2022, relatif au développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives se consacre à l’agriculture et l’implantation d’unités de transformation agro-industrielle. C’est cet axe qui réfère donc au projet de création des agropoles.

Dix (10) agropoles dont trois (3) sont en phase de mise en œuvre, Oti, Haut Mono et Kara (agropole pilote) sont programmés pour être construits au Togo dans cette quête de modernisation de l’agriculture.

Evalué à environ 64 milliards FCFA et appuyé par la Banque Africaine de Développement (BAD), l’agropole de Kara dont la mise en place devrait s’achever fin 2022, est la phase pilote d’un projet destiné à transformer structurellement l’agriculture togolaise avec un accent sur l’exportation de produits transformés sur place.

Au titre des travaux à entreprendre, on compte l’aménagement de l’agro-parc (VRD, lotissement, bâtiments divers) ; la construction de deux stations de traitement de l’alimentation en eau potable et d’épuration ; la construction de dix centres de transformation agricole et la construction d’un barrage (B4/Agroparc).

Implantés et actifs, les agropoles impacteront sur la réalisation de la sécurité alimentaire par l’augmentation de la production et de la distribution agricole, contribueront à la réduction de la pauvreté en générant des revenus du développement agro-industriel et à la création d’emplois. Aussi, ils vont aider à la création et au développement des agro-industries dans les zones rurales et dans tout le pays en augmentant la production nationale, la consommation et l’investissement.

Le cadre institutionnel de ces agropoles est géré par l’Agence de Promotion et de Développement des Agropoles au Togo (APRODAT), créée par décret pris en conseil des ministres en février 2018 et destinée à la promotion sous toutes ses formes des agropoles.

L’agropole de Kara à lui seul projette à travers son “Agroparc”, la transformation de  90 000 tonnes de riz par an, 15 000 tonnes de maïs provende et 10 000 tonnes pour le soja. Alors que le niveau de transformation annuel est envisagé à 10 000 tonnes pour le sésame, il devrait être de 20 000 tonnes par an pour l’anacarde.

L’agriculture togolaise compte désormais sur l’aménagement, la construction et l’équipement de “ses” agropoles pour se faire une place dans la sous-région et à l’international.

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